bicoque

bicoque

nom, féminin, /bikɔkə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Place mal fortifiée.

    Vendôme amusait le roi de bicoques emportées, de succès de 300 ou 400 hommes — Saint-Simon (1675-1755)

    On peut être longtemps devant une bicoque — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Petite ville.

    L'empereur ne se fia pas assez à la raison du divin Platon, pour lui donner le gouvernement d'une bicoque — Fontenelle (1657-1757)

  3. Fig. Maison chétive. Il n'a acheté qu'une bicoque.

Étymologie : Bas-lat. bichocha, bicoca, bicocha ; de l'ital. bicocca, petit château situé sur une hauteur ; espagn. bicoca, guérite.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Très petite maison. J’ai une bicoque à la campagne. Une mauvaise bicoque. Il est familier.

  2. Il désignait autrefois, en termes de Guerre, une Petite ville ou Place de peu d’importance et de peu de défense. Cette bicoque arrêta longtemps les forces des ennemis.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • bicoques — pluriel — /bikɔkə/
  • bicoque — singulier — /bikɔkə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bicoque#9239.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.