biais

biais

adjectif, /bjɛ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (1 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Qui a une direction oblique. Il ne s’emploie plus guère qu’en termes de Construction. Pont biais, Voûte biaise, Pont, voûte obliques par rapport à ce qu’ils traversent. Porte biaise, Porte oblique par rapport au mur où elle est percée.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (3)
  • biais — masculin — /bjɛ/
  • biaises — pluriel féminin — /bjɛzə/
  • biaise — singulier féminin — /bjɛzə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée biais#9151.

biais

nom, masculin, /bjɛ/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Obliquité, ligne ou sens oblique. Ce mur présente un biais. Cette allée a un biais. Fig.

    Le mauvais goût est une fausseté de jugement, un biais naturel dans les idées — Chateaubriand (1768-1848)

    Sans cet art, mon âme se pliant avec peine à des biais chimériques, l'illusion ne serait que momentanée — Diderot (1713-1784)

  2. Différentes faces d'une chose, côtés d'un caractère.

    Pour s'accoutumer à regarder de ce biais toutes les choses — Descartes (1596-1650)

    Vous me défendez mieux que je ne saurais faire Et du biais qu'il faut vous prenez cette affaire — Molière (1622-1673)

  3. Moyens détournés qu'on emploie pour réussir.

    Nous n'aurions pas besoin maintenant de rêver à chercher les biais que nous devons trouver — Molière (1622-1673)

    J'ai donc cherché longtemps un biais de vous donner La beauté que les ans ne peuvent moissonner — Molière (1622-1673)

  4. En biais, de biais, loc. adv. Obliquement, de travers. Tailler en biais, de biais. Fig.

    Les parties des eaux aigres s'y coulent de biais — Descartes (1596-1650)

    Accoutumés que nous sommes à ne voir aller les hommes que de biais et par détours.... — MASC.

  5. Biais passé, surface réglée gauche employée pour la construction des voûtes en biais.

  6. Adj. Qui est de biais. Un pont biais.

Étymologie : Wallon. biaiz ; provenç. biais ; anc. catal. biais ; catal. mod. biax, biaix ; sarde, biasciu ; ital. s-biescio ; napolit. s-biaso ; piém. s-bias ; angl. bias, obliquité, pente. Diez le tire de bifax, qui est dans Isidore avec cette signification : duos habens obtutus, c'est-à-dire ayant un double regard, louche, comme l'espagnol bis-ojo, qui a deux yeux, louche. De là au sens d'oblique on voit sans peine le passage. La suppression de l'f ne fait pas obstacle : car on en a des exemples dans le provençal refusar et reusar, le français refuser et reüser, et encore dans le provençal preon de prof

Historique : XIVe s. Une figure quarrée et le dyametre qui la traverse de biais [diagonale] sont de celle condicion que par nulle mesure tant soit petite par quoy l'en peut une de ces deux choses mesurer, l'en ne pourroit l'autre mesurer precisement XVIe s. Ce grand monde, c'est le mirouer où il nous fault regarder pour nous cognoistre de bon biais À ce biais s'accommode la voix divine : ne soyez pas plus sage qu'il ne fault Chasque chose a plusieurs biais et plusieurs lustres [aspects] De biais ou de droict fil Une interpretation destournée, contraincte et biaise Le dit cabinet sera tortu, bossu, ayant pl…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Obliquité, ligne oblique, sens oblique. On a fait cette palissade pour cacher le biais du mur. Cette maison est de biais. Ce parterre est tout de biais. Couper une étoffe de biais, en biais. Vous ne coupez pas cela droit, vous allez de biais. Prendre de biais.

  2. Couper une étoffe du bon biais, du mauvais biais, La couper du bon sens, du mauvais sens, suivant l’usage auquel on la destine.

  3. Fig. et fam., Prendre quelqu’un de biais, Le gagner avec habileté. Prendre une affaire de biais, Employer des moyens détournés pour la faire réussir.

  4. Il se dit figurément et familièrement des Différentes faces d’une affaire ou des divers moyens qu’on peut employer pour réussir en quelque chose. Il y a plusieurs biais dans toutes les affaires. Le tout est de prendre le bon biais. Prendre une affaire du bon biais, du mauvais biais, de tous les biais, du vrai biais. Prendre un biais. Trouver un biais. Un biais ingénieux. User de biais et de ménagements. J’irai au fait avec lui, sans prendre aucun biais.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • biais — forme de base — /bjɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée biais#9150.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.