Aller au contenu

berger

Sur cette page : berger · Berger

berger

nom, masculin · /bɛʁʒe/

Usage : fréquent (18 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Personne qui garde et conduit un troupeau de moutons.

    Le berger siffle pour rappeler ses chiens.

    Synonyme : pâtre.

    « Mais bientôt le ciel en colère, Par la main d'une humble bergère Renversant leurs bataillons [des Anglais] »Boileau (1636-1711)

  2. Personne considérée comme un guide moral ou spirituel pour un groupe, veillant sur son bien-être ou son évolution collective.

    Ce maire se voulait le berger de sa commune et de ses habitants.

    « Les rois et les bergers y sont d'un même rang »Pierre Corneille (1606-1684)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Voir aussi : forme féminine bergère

Expressions : l'heure du berger · la réponse du berger à la bergère

Grammaire et formes (2)
  • bergers : pluriel · /bɛʁʒe/
  • berger : singulier · /bɛʁʒe/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 3 sens

s. m. et f.

  1. Gardien. gardienne des bêtes à laine.

    Les rois et les bergers y sont d'un même rangPierre Corneille (1606-1684)

    Mais bientôt le ciel en colère, Par la main d'une humble bergère Renversant leurs bataillons [des Anglais]Boileau (1636-1711)

  2. Fig. Dans la poésie pastorale, amant, amante. Un berger fidèle. Une bergère insensible. L'heure du berger, le moment favorable aux amants.

    L'heure du berger sonneLa Fontaine (1621-1695)

    Il assura qu'il avait trouvé l'heure du berger dans un certain cabinetAntoine Hamilton (1646-1720)

  3. L'étoile du berger, la planète Venus.

Étymologie : Bourguig. borgei, bogei, borgeire ; Berry, barger, bargère ; picard, berker ; norm. bergier (prêtres et bergiers sont des sorciers, dicton du pays de Bayeux) ; provenç. bergier, bergeira ; bas-lat. berbicarius, du bas-lat. berbix, brebis (voy. BREBIS). Dans le moyen âge, berger était souvent pris avec une acception injurieuse (homme stupide, grossier, sans valeur), comme on peut voir à l'historique.

Historique : XIIe s. Que vont querant cil fol bregier, Qu'il ne viennent à ma dame servir ? XIIIe s. Foulz est qui fait de leu bergier Que qu'il fesoient leur mellée, Lor bergiere s'en iert alée, Li bergiers les ot oubliez ; Iluec s'en erent outre alez Par vostre grant malaventure, Me tenissiés vous por bergier ? Or allés aillors herbergier, Qui m'apelés ci menteor Cuer ne puet qu'ung seul hoste dedens soi herbergier ; Por ce doit l'en tenir à fol et à bergier, Qui vuelt Dieu et pechié en son cueur enfergier ; Nus ne puet ces deus erbes planter en ung vergier XIVe s. Et li plusour ont dit : Dieux doint Ber…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n.

  1. Celui, celle qui garde les moutons. La houlette du berger. Le chien du berger. Un chien de berger. On a vu des rois épouser des bergères.

  2. Fig., Réponse du berger à la bergère, Réplique qui clôt la discussion.

  3. Il s’est dit figurément, dans la Poésie pastorale, pour Amant, amante. Un berger fidèle. Une bergère inconstante. L’heure du berger, Le moment favorable aux amants.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée berger#9031.

Berger

nom, masculin

Grammaire et formes (1)
  • Berger : forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée Berger#117474.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.