bélier · belier

bélier

nom, masculin, /belje/ ou /bɛlje/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (4 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Quadrupède portant laine, aux cornes fortement recourbées, et qui est le mâle de la brebis.

  2. Il se dit par analogie, en termes d’Arts, d’une Machine qui utilise la force d’une chute d’eau pour en élever une partie à un niveau supérieur ou qui sert à l’épuisement de fouilles ou à la compression de l’eau. Bélier hydraulique.

  3. Il désigne aussi une Machine à enfoncer les pieux.

  4. Il se disait encore d’une Machine de guerre employée avant l’invention de la poudre, faite d’une longue poutre, dont l’extrémité était armée d’une tête d’airain, et qui servait à battre et à renverser les murailles des places assiégées.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • béliers — pluriel — /belje/ ou /bɛlje/
  • bélier — singulier — /belje/ ou /bɛlje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bélier#11929.

belier

nom, masculin

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Le mâle de la brebis. Terme de blason. Bélier sautant, bélier dressé sur ses pieds de derrière. Bélier onglé, bélier dont les pieds sont d'un autre émail que le corps.

  2. Machine de guerre dont les anciens se servaient pour battre et renverser les murailles. Bélier hydraulique, machine hydraulique très puissante, imaginée par Montgolfier et qui sert à élever l'eau.

    Le bélier impuissant les menaçait en vain — Jean Racine (1639-1699)

  3. Terme d'astronomie. Constellation zodiacale qui, du temps d'Hipparque, coïncidait avec l'équinoxe du printemps ; aujourd'hui nom conventionnel du signe dont le commencement répond à ce même équinoxe dans le zodiaque mobile en vertu de la précession. Le retour du bélier, le printemps.

    Ou demeurer oisive au retour du bélier — Boileau (1636-1711)

Étymologie : Belin est, dans le roman de Renart, le nom du bélier ; mais le mot belier lui-même ne s'est présenté dans aucun texte au delà du XVe s. ; car belier, employé dans ce siècle comme nom propre, montre sans doute qu'il l'était comme nom commun. Au delà, en remontant, on ne trouve que mouton : dans le liber Psalmorum du XIIe siècle, on lit : Li mont s'esledecerent sicume multun, et li tertre sicume li aignel des oeilles, p. 175 ; passage où multun traduit arietes. On l'a fait venir de balarius, de balare, bêler ; mais une telle dérivation d'un verbe n'est pas justifiée par les habitudes des langues

Historique : XVe s. Parties de la despense faite le lundi quatriesme jour de juillet 1412 en l'ostel de Belier [nom d'un chanoine de la Sainte Chapelle] XVIe s. Adonc l'engin s'appeloit aries, pour ce que voulentiers on le faisoit à la semblance de la teste d'ung bellier Les Ammonians le faisoyent pourtraire [Jupiter] en figure de belier belinant, belier cornut Je te donnerois, respondit le marchant, ung coup d'espée sur ceste aureille lunetiere, et te tuerois comme ung belier Beliers, balistes, catapultes Mieux vaut perdre la toison Que brebis, belier ou mouton

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée BELIER ou BÉLIER.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.