Littré (1873)
s. f.
Gîte fangeux du sanglier. Par extension. Populairement. Avoir tout à bauge, être dans l'abondance. Cette locution a vieilli.
Ce sanglier était sale et couvert de la boue de sa bauge où il s'était vautré — Fénelon (1651-1715)
L'écureuil sort de sa petite bauge, fuit sur un autre arbre — Buffon (1707-1788)
Mortier de terre grasse mêlée de paille.
Nom d'une sorte de droguet de gros fil et de laine grossière, qui s'est fabriqué en Bourgogne.
Étymologie : Berry, bauge, hutte ; norm. bauge, lit ; bas-lat. baugium, bugia. On y rapporte, sans preuve le celtique : gaél. balc, croûte de terre ; et l'allemand ancien nord, bâlkr, cloison. Au sens de mortier, de crépi, on disait autrefois bauche.
Historique : XVIe s. Dedans faisoit sa bauge une beste sauvage, Qui jamais autre part ne cherchoit son gaignage Il observera les bestes, leurs repaires et gistes, licts, chambres, reposées, bauges et tanieres
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).