bau

bau

nom, masculin, /bo/

Usage : peu fréquent (0.14 occurrences par million — Lexique 3.83).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme de marine. Nom donné à chacune des poutres qui, placées en travers, soutiennent les planchers ou ponts des navires. Le maître bau, le plus long des baux, celui qui dans la construction est placé à peu près à la moitié de la longueur du navire. Bau de lof, le dernier bau sur l'avant. Bau de dalle, le premier bau vers l'arrière. Faux-baux, ceux qui supportent les planches du faux-pont.

Étymologie : Bau, comme on voit, est un mot fort ancien, qui, ayant le sens de poutre, vient sans doute de l'allemand Balken, solive. Si l'on s'étonnait que le k ait disparu, il faudrait se rappeler que le g, lettre analogue, a également disparu de l'ancien français bou, bracelet, qui vient de l'ancien haut-allemand boug, ancien scandinave, baugr.

Historique : XIIIe s. Et des autres barons chascuns s'est tant penés Que il ont de la porte tous les pans destornés, Tous les baus traversains ont à terre jetés

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Marine — Traverse de bois et généralement de fer qui est posée dans le sens de la largeur du bâtiment pour affermir les bordages et soutenir les ponts. Le grand bau ou maître bau sert à mesurer la plus grande largeur du bâtiment et à fixer les dimensions des mâts, des vergues, etc. Des baux d’assemblage.

  2. Il désigne aussi la Traverse qui, dans les bateaux non pontés, soutient le grand mât.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • baux — pluriel
  • bau — singulier — /bo/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bau#8778.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.