bastillé · bastille

bastillé

adjectif, /bastije/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Terme de blason. Garni de créneaux renversés vers la pointe de l'écu.

Étymologie : Bastille.

Historique : XVe s. Virent grand foison de naves, petites et grandes, bien bastillées, venir par devers Hainebon Ledit pont et la defense estoient si bien bastillés, et furent si bien defendus.... Le duc Philippe de Bourgongne, et depuis le duc Jean aussi, avoient faict faire plusieurs grans engins de bois, pour bastiller Calais

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. T. de Blason — Qui a des créneaux renversés et tournés vers la pointe de l’écu. Pièce bastillée. D’argent au chef bastillé d’or.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • bastillées — pluriel féminin — /bastije/
  • bastillés — pluriel masculin — /bastije/
  • bastillée — singulier féminin — /bastije/
  • bastillé — singulier masculin — /bastije/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bastillé#8687.

bastille

nom, féminin, /bastijə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Dans l'art militaire féodal, ouvrages élevés à l'effet d'assiéger ou de fortifier une place.

  2. Château fort construit à Paris sous Charles V et Charles VI, et démoli par le peuple en 1789. La Bastille servait de prison d'État. Voltaire fut mis à la Bastille. Fig. Il ne branle non plus que la bastille, se dit de celui qui ne bouge pas, bien qu'on l'appelle, et aussi de celui qui est ferme et inébranlable. Par extension, toute espèce de prison.

    Ô sainte égalité ! dissipe nos ténèbres, Renverse les verrous, les bastilles funèbres — André Chénier (1762-1794)

    Dans une de nos cent bastilles Lorsque ma muse emménagea — Béranger (1780-1857)

Étymologie : Bas-lat. bastile, bastillus, de bastire (voy. BÂTIR).

Historique : XVe s. L'an 1408 fut mis le siege à Orleans par le comte de Sallebery, et y mist les bastilles du costé de la Beausse Paravant la bastille ou siege mis, ung an a, devant la place de Chalès occuppée par les Anglois

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ouvrage, construction passagère ou permanente, qu’on élevait soit pour fortifier une place, soit pour l’assiéger. Ce mot a désigné spécialement le célèbre château fort de Paris, devenu prison d’état et détruit en 1789.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • bastilles — pluriel — /bastijə/
  • bastille — singulier — /bastijə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bastille#8685.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.