bassement
adverbe, /basəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière basse. Il a agi bassement. Il s'est bassement conduit. S'exprimer bassement.
Petites jalousies, petites intrigues, tout est petit, tout est bassement méchant — Voltaire (1694-1778)
Dans une condition basse. Ceux qui sont nés bassement.
La victoire m'honore, et m'ôte seulement Un caprice obstiné d'aimer trop bassement — Rotrou (1609-1650)
Étymologie : Basse au féminin, et le suffixe ment.
Historique : XIIe s. " El [autre chose] i ad que menaces, funt il mult haltement. " E le saint arcevesque desfient bassement [à voix basse] XIIIe s. Car si bassement crie et brait, Qu'avis vous est si vous l'oés, Ou que de braire est enroés, Ou que la gorge li estraingnent XVIe s. Alors dirois bassement à par moy : Pan, mon grand Dieu, veoit bien ce desarroy Vivre petitement et bassement Les cols seront coupés avec un razoir, tant bassement qu'il sera possible
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière basse. Il ne s’emploie qu’au figuré. Se conduire bassement. Faire bassement sa cour. Louer bassement. Il s’exprime bassement. Penser bassement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- bassement — forme de base — /basəmɑ̃/
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