barreau

barreau

nom, masculin, /baʁo/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petite barre de bois ou de métal. Les barreaux d'une chaise, les petits bâtons qui maintiennent les montants. En termes de physique, barreau aimanté, barre d'acier qu'on a aimantée. Terme d'imprimerie. Barre qui sert à faire mouvoir la presse. Outil du fabricant de pipes.

  2. Barre de bois ou de métal qui sert de clôture. Fenêtre garnie de barreaux. Absolument, les grilles d'une prison. Regarder à travers les barreaux.

    Un noir cachot peut illustrer mes vers ; à ses barreaux je suspendrai ma lyre — Béranger (1780-1857)

  3. L'enceinte réservée où se mettent les avocats pour plaider. Fréquenter le barreau. L'ordre des avocats, la profession d'avocat. Il faut consulter le barreau. L'éloquence du barreau, le genre d'éloquence propre aux plaidoyers, ce que les anciens appelaient le genre judiciaire.

    Si quelque exploit nouveau Chaque jour, comme moi, vous traînait au barreau — Boileau (1636-1711)

    Qu'on destine mon élève au barreau — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Étymologie : Diminutif de barre ; bas-lat. barrellus.

Historique : XVe s. Et les aucuns estoient sus amont en la porte aux defenses, qui jetoient gros barreaux de fer Et jetoient les Espaignols et les Gennevois, qui estoient en ces gros vaisseaux d'amont, grands barreaux de fer et archegaies, dont ils travailloient fort les Anglois XVIe s. S'estant mis au barreau des avocats, premier qu'arrester son estat

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Barre de bois ou de fer qui sert de clôture. Fermer une fenêtre, un soupirail avec des barreaux. Les barreaux d’une prison. Les barreaux d’une grille. Passer au travers des barreaux. Limer des barreaux. Il rompit les barreaux.

  2. Les barreaux d’une chaise, Les petits bâtons qui servent à assembler et à maintenir les montants d’une chaises. En appuyant son pied sur le barreau de cette chaise, il l’a cassé.

  3. En termes de Physique, Barreaux magnétiques ou aimantés, Barres d’acier qui possèdent la vertu magnétique.

  4. En termes d’Imprimerie, Le barreau d’une presse, Barre de fer terminée par un gros manche de bois qui sert à faire mouvoir la vis de la presse. On dit de même, en termes de Monnayage, La barre d’un balancier.

  5. Il signifie au figuré Enceinte réservée où se mettent les avocats pour plaider. Par extension il désigne la Profession même d’avocat. Entrer au barreau. Ses parents le destinaient au barreau. Quitter le barreau, Quitter la profession d’avocat. L’éloquence du barreau, Celle qui convient, qui est propre au genre judiciaire.

  6. Il désigne aussi l’Ordre, le corps des avocats. Consulter le barreau sur telle ou telle question. Tout le barreau est de cet avis. C’est l’usage du barreau. La discipline du barreau. Le barreau de Paris, de Rouen, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • barreaux — pluriel — /baʁo/
  • barreau — singulier — /baʁo/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée barreau#8557.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.