barbette
nom, féminin, /baʁbɛtə/
Voir aussi : féminin de barbet
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Sorte de guimpe dont les religieuses se couvrent le sein.
Terme de fortification. Espèce de plate-forme ou de petite élévation de terre, qui se fait ordinairement dans les angles d'un bastion pour y placer du canon, qui tire par-dessus le parapet. Tirer le canon à barbette, c'est le tirer à découvert sans épaulement de terre pour se cacher.
Six pièces de douze tirées à barbette, y feraient [au mur de Soliman] dans une nuit une brèche praticable — Chateaubriand (1768-1848)
Populairement. Coucher à la barbette, à terre sur un matelas sans bois de lit.
Étymologie : Diminutif de barbe ; dans le premier sens, parce que cette guimpe est une sorte de barbe ; dans le deuxième, parce que le canon fait la barbe, rase l'épaulement ; dans le troisième, parce que la barbe de celui qui est ainsi couché touche pour ainsi dire le sol.
Historique : XIVe s. Et quand il [le faucon] est sus, que il face ung peu de barbette soubz le bec, de sa plume
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- barbettes — pluriel — /baʁbɛtə/
- barbette — singulier — /baʁbɛtə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée barbette#8428.