baraterie
nom, féminin, /baʁatəʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de marine. Fraude commise par le capitaine, le maître ou patron d'un navire, au préjudice des armateurs, des assureurs.
Étymologie : Provenç. barataria ; ital. barrateria ; de barat, tromperie, mot qui est un des plus usités de la langue d'oil et qui se trouve dans toutes les langues romanes. On tire barat de l'arabe barthala, corruption d'un juge. Mais Diez élève des objections tirées de l'étendue du sens et des formes ; ital. barattare ; provenç. baratar ; anc. franç. bareter, faire un mauvais commerce, houspiller ; anc. portug. baratar, détruire ; anc. franç. desbareter ; provenç. desbaratar ; ital. sbarattare, défaire, abattre ; anc. franç. barate ; anc. espagn. barata, confusion, trouble dans la bataille. Diez écarte l
Historique : XVe s. Ha, dirent les Anglois, ce François prend avantage ; pourquoi n'est son heaume aussi bien bouclé et lacé comme celui de messire Jean de Hollande est ? nous disons que c'est baraterie que il y fait ; on lui dise que il se mette en l'estat de son compagnon
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Droit maritime — Sorte de malversation, de fraude commise par le capitaine, maître ou patron d’un navire, ou par l’équipage, au préjudice soit des armateurs, soit des assureurs, et qui consiste le plus souvent à faire essuyer au bâtiment un naufrage volontaire ou à supposer des avaries.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- barateries — pluriel — /baʁatəʁi/
- baraterie — singulier — /baʁatəʁi/
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