bâillon

bâillon

nom, masculin, /bajɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petite barre de bois ou de fer qu'on met entre les dents pour empêcher de parler ou d'appeler. Fig.

    Lorsqu'on mit un bâillon à Lalli et qu'on lui eut coupé la tête pour avoir été malheureux et brutal — Voltaire (1694-1778)

    Qu'en dirent [de la campagne de Vendôme, en Italie] le prince Eugène et Staremberg ? Qu'en dirent les officiers principaux, quand, par son retour, leur bâillon leur tomba de la bouche ? — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Petit panier qu'on adapte au nez d'un animal pour l'empêcher de mordre. Lien avec lequel on réunit les mâchoires d'un chien, pour le même but.

  3. Terme de médecine. Instrument qui sert à tenir la bouche ouverte lorsqu'on veut l'explorer.

Étymologie : Bâiller ; ce qui tient la bouche ouverte, ce qui fait bâiller.

Historique : XVIe s. L'Aubespin, inventeur des baillons, à qui on en appliqua un afin que les vers qui multiplioient en sa bouche ne l'estouffassent, ce qui advint

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Morceau de bois, de fer, etc., qu’on met de force entre les mâchoires d’une personne pour l’empêcher de parler et de crier, ou dans la gueule d’un animal pour l’empêcher de mordre ou de faire du bruit.

  2. Fig. et fam., Mettre un bâillon à quelqu’un, L’intimider, ou le gagner, et l’empêcher ainsi de parler de quelque chose sur quoi l’on veut qu’il se taise.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • bâillons — pluriel — /bajɔ̃/
  • bâillon — singulier — /bajɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bâillon#11797.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.