bailli
nom, masculin, /baji/
Voir aussi : forme féminine baillie
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Officier royal d'épée qui rendait la justice dans un certain ressort, et avait droit de commander la noblesse quand elle était convoquée pour l'arrière-ban.
Officier royal de robe longue qui rendait la justice dans l'étendue d'un certain ressort, et dont les appellations ressortissaient immédiatement au parlement.
Officier de robe qui rendait la justice au nom d'un seigneur.
M. de Rohan fut prié d'ordonner à ses baillis de former un procès bon ou mauvais à l'avocat général — Saint-Simon (1675-1755)
Dans l'ordre de Malte, chevalier dont la dignité était au-dessus de celle de commandeur.
En Allemagne et en Suisse, magistrat.
Étymologie : Provenç. bailieus. Baillif, qui est l'ancienne forme, est un adjectif pris substantivement, et formé du verbe baillir (le même que bailler), tenir, gouverner.
Historique : XIIe s. Li rois qui d'Espaigne ert [était] baillis Vous retiendrez la chartre et cist vostre baillif XIIIe s. Et là où ils trovoient les Frans qui bailli estoient des terres, si les ocioient Si vos dirons de Henri, le bailli de Costentinoble Biaus dons soustiennent maint bailli Qui fussent ore mal bailli XVIe s. Gardiens et baillistres sont tenus faire visiter les lieux dont ils jouissent, afin de les rendre en bon estat
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Officier royal d’épée, au nom duquel la justice se rendait dans l’étendue d’un certain ressort, et qui avait droit de commander la noblesse de son district, lorsqu’elle était convoquée pour l’arrière-ban. Le bailli de Rouen. Le grand bailli de Vermandois. Le grand bailli de Touraine.
Il se disait aussi d’un Officier royal de robe longue qui rendait la justice dans l’étendue d’un certain ressort et dont les appellations ressortissaient immédiatement au parlement. Le bailli de Nogent-sur-Seine. Le bailli d’Amboise.
Il se disait également d’un Officier de robe longue qui rendait la justice au nom d’un seigneur. Le bailli du village. Il fut harangué par le bailli.
Il se disait en outre, dans l’ordre de Malte, d’un Chevalier revêtu d’une dignité qui le mettait au-dessus des commandeurs et qui lui donnait le privilège de porter la grand- croix. Le bailli de la Morée. Le bailli de Suffren.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- baillis — pluriel — /baji/
- bailli — singulier — /baji/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée bailli#8024.