babil

babil

nom, masculin, /babil/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Abondance de paroles faciles et sans importance.

    Les jeunes filles acquièrent vite un petit babil agréable — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Il écoutait au maillot le babil de sa nourrice — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  2. Cri de la corneille et de plusieurs oiseaux.

  3. Terme de chasse. Aboiement d'un limier qui a perdu la piste, ou qui donne trop de voix.

Étymologie : Island. bab, babil ; Dan. bable ; angl. to babble ; holl. babbelen ; allem. babbeln ; tous verbes qui signifient babiller. D'après Diez, c'est un mot fourni par l'imitation de la nature ; d'après d'autres, il viendrait de Babel, ce à quoi l'ensemble des formes ne se prête pas.

Historique : XVe s. Au fait d'amours, babil est peu de chose ; Riche amoureux a toujours l'avantage XVIe s. Ils convertissent la philosophie en un babil sophistique Des nonnains la doulce babille, Leur habit sainct, le chant d'icelles, Leurs ceremonies tant belles

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Abondance de paroles inutiles. Il nous étourdit par son babil.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • babils — pluriel — /babil/
  • babil — singulier — /babil/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée babil#7811.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.