avoué

avoué

adjectif, /avue/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

part. et adj.

  1. Reconnu. Le but avoué de son départ. C'est un fait avoué.

  2. Approuvé.

    Digne d'être avoué de l'ancienne Rome — Pierre Corneille (1606-1684)

    Par des vers tout neufs avoués du Parnasse — Boileau (1636-1711)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • avouées — pluriel féminin — /avue/
  • avoués — pluriel masculin — /avue/
  • avouée — singulier féminin — /avue/
  • avoué — singulier masculin — /avue/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée avoué#7583.

avoué

nom, masculin, /avue/

Voir aussi : forme féminine avouée

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Officier ministériel chargé de représenter les parties devant les tribunaux et de faire les actes de procédure.

  2. Terme de droit féodal. Nom d'office qui consistait à défendre les droits des églises et des abbayes, et qui aussi, en général, signifiait toute espèce de protecteur Les avoués étaient ordinairement des nobles.

    Il y avait, dans la seconde race, un avoué de la partie publique — Montesquieu (1689-1755)

Étymologie : Advocatus (voy. AVOCAT).

Historique : XIe s. Là vous suirat, ce dist mis avoez XIIe s. Charles nostre avoez Si garis [protége] hui Rolant nostre avoé Cil qui tient Champagne et Brie N'est mie droit avoués XIIIe s. Emprès se croisa Henris d'Anjo ses freres et Tierris ses niés, Guillaumes avoués de Bethune.... Diex, fait-il, je vous tien à mon droit avoué Il nous convient querre avoé Ausi me serviront com ses aie [comme si je les aye] engenrés ; Il ierent tot mi fil, j'iere lor avoés ; En paradis celestre sera lor iretés [héritage] Se li cas quiet [tombe] en apel, et il a ensoine [excuse], il pot avoir avoué et fere le [la] bataille…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Officier ministériel, autrefois appelé Procureur, dont la fonction est de représenter les parties devant les tribunaux et de faire en leur nom tous les actes de procédure nécessaires. Avoué de première instance. Avoué à la Cour d’appel. Une étude d’avoué. Clerc d’avoué. Constituer avoué. Acte, signification d’avoué à avoué. L’avoué du demandeur, du défendeur.

  2. Il se disait anciennement d’un Seigneur qui se chargeait d’être le protecteur, le défenseur des droits d’une église. L’avoué de Cîteaux. L’avoué de l’évêché d’Arras.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • avoués — pluriel — /avue/
  • avoué — singulier — /avue/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée avoué#7582.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.