avertin
nom, masculin, /avɛʁtɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Maladie qui rend opiniâtre et furieux. Fig.
Ô le plaisant avertin D'un fou du pays latin — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Maladie des moutons appelée tournis.
Étymologie : Avertere ; mal qui détourne l'esprit ; de a, indiquant éloignement, et vertere, tourner (voy. VERSION). On a dit aussi esvertin.
Historique : XIIIe s. Venteuses qui sont mises ou soumeçon [sommet] du chief valent à chiaus [ceux] qui devienent fol par malvaise cierveille et auvertin Ces fames s'en ceignent le soir de la Saint Jehan, et en font les chapiaux seur lor chiez, et dient que goute ne avertinz ne les puet panre XIVe s. Symonet, besgue, fol, lunatique, malade et cheant souvent du mal d'avertin XVIe s. Si Dieu ne l'avoit deffendu Et je fusse en mon advertin, Je donrois quinze à l'Aretin, Et si gaignerois la partie On lui attitroit des salueurs, qui lui faisoient de grandes reverences et barrettades, pour voir un peu tel asne e…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’ancienne Médecine — Maladie d’esprit qui rend opiniâtre, emporté, furieux.
Il se disait, par extension, de Ceux qui étaient tourmentés de cette maladie. Le peuple appelait saint Mathurin le patron des avertins.
Il se dit aujourd’hui de la Maladie des moutons que l’on nomme ordinairement TOURNIS.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- avertins — pluriel — /avɛʁtɛ̃/
- avertin — singulier — /avɛʁtɛ̃/
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