aversion
nom, féminin, /avɛʁsjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Sentiment qui fait qu'on se détourne d'une personne ; haine, antipathie. Le peuple l'avait en aversion. Prendre quelqu'un en aversion. Inspirer à quelqu'un de l'aversion pour un autre. Familièrement. C'est ma bête d'aversion, se dit d'une personne pour laquelle on a une insurmontable répugnance.
Intéresser l'État dans votre aversion — Rotrou (1609-1650)
Combats pour m'affranchir d'une condition Qui me livre à l'objet de mon aversion — Pierre Corneille (1606-1684)
En parlant des choses, répugnance extrême. Aversion pour le travail.
J'ai eu toujours aversion à cela — Voiture (1597-1648)
Alexandre obligeait aussi ses capitaines de s'habiller à la persienne, à quoi ils avaient grande aversion — VAUG.
Étymologie : Aversio, de a, désignant éloignement, et vertere, tourner (voy. VERSION) : mot à mot, détournement.
Historique : XVIe s. Il faut craindre de faire aversion [détournement] du sang vers les parties nobles
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Répugnance extrême qu’on éprouve pour quelqu’un ou pour quelque chose. Avoir quelque chose en aversion. Avoir de l’aversion contre quelqu’un, pour quelqu’un. Prendre quelqu’un en aversion. Avoir de l’aversion pour l’étude. Avoir de l’aversion pour le vin. J’ai grande aversion pour cela. L’araignée est ma bête d’aversion.
Fig. et fam., C’est ma bête d’aversion, se dit d’une Personne pour laquelle on éprouve une forte aversion.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- aversions — pluriel — /avɛʁsjɔ̃/
- aversion — singulier — /avɛʁsjɔ̃/
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