avarice

avarice

nom, féminin, /avaʁisə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Désir excessif d'accumuler.

    À quels maux me livra sa barbare avarice — Voltaire (1694-1778)

    Ces Scythes malheureux ont connu l'avarice — Voltaire (1694-1778)

  2. Acte d'avarice.

    Tant de médisances mordantes, tant d'avarices sordides — Fléchier (1632-1710)

Étymologie : Provenç. et espagn. avaricia ; ital. avarizia ; d'avaritia, d'avarus, avare.

Historique : XIIe s. À la fois avient ke cil cui avarisce navret, voit un altre plonchier [plonger] el voragine de luxure XIIIe s. Pour aazier [satisfaire] s'avarisce Avarice qui est racine de touz maus XVIe s. Toute leur avarice n'estoit qu'à se mignarder des plus tendres caresses Gabinius mesme faisoit quelque difficulté d'entrer en ceste guerre, combien que l'avarice de ces dix mille talents le dominast et le maistrisast fort

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Attachement excessif à l’argent, aux richesses. Avarice insatiable. Avarice sordide. Il se refuse tout, il se prive de tout par avarice, par pure avarice. Son avarice le fait vivre d’une manière sordide.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • avarices — pluriel — /avaʁisə/
  • avarice — singulier — /avaʁisə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée avarice#7426.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.