avaloire
nom, féminin, /avalwaʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Pièce du harnais, sur laquelle s'appuie le cheval de timon pour retenir la charge.
Outil dont les chapeliers se servent pour avaler la ficelle.
Digue pratiquée sur une rivière pour prendre des saumons.
Populairement, le gosier.
Quelle avaloire il a ! Assurément, si cette femme a mangé tout l'argent qu'elle a tiré de sa fille et de moi, depuis vingt ans, il faut qu'elle ait une terrible avaloire — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Ce mot dans les deux acceptions vient d'avaler : dans la dernière, parce qu'il exprime le passage par où on avale ; dans la première, parce que la pièce du harnais est en bas, en aval.
Historique : XIVe s. Pourront aussi donner congé de mettre pierres avaloeres [pierres en pente] Une avalouere [pièce de sellerie] garnie de merliers de cuir
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Gosier. Il est familier et ne se dit que par plaisanterie, en parlant d’un Homme qui mange et boit beaucoup. Il a une belle avaloire. Quelle avaloire!
Il se dit aussi d’une Pièce du harnais des chevaux qui leur descend derrière les cuisses, un peu au-dessous de la queue. Le harnais ne vaut plus rien, l’avaloire est toute rompue. L’avaloire descend trop bas, il faut la rehausser.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- avaloires — pluriel — /avalwaʁə/
- avaloire — singulier — /avalwaʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée avaloire#7405.