autruche
nom, féminin, /otʁyʃə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Le plus gros de tous les oiseaux connus, incapable de voler, parce qu'il n'a que des ailes rudimentaires. Familièrement. Il a un estomac d'autruche, il digère tout.
Étymologie : Espagn. avestruz ; portug. abestruz, de avis-struthio, mot à mot oiseau-autruche. Le provençal estrut, l'italien struzzo viennent simplement de struthio, στρουθίων, autruche, qui est un dérivé de στρουθὸς, exprimant petit oiseau, et, en particulier, moineau. Palsgrave, p. 37, qui écrit ostruce et austruche, dit que l's se prononce.
Historique : XIIe s. Ge sui freres des dragons et compains des ostrusces XVe s. Or as-tu bien teste d'autruce : Ce suis-je ou ce ne suis-je pas [est-ce moi ou n'est-ce pas moi] ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Grand oiseau de la famille des échassiers, très vorace, fort haut sur pattes et à cou très long, dont les ailes, ainsi que la queue, sont garnies de plumes molles et flexibles qui ne peuvent servir au vol. Les autruches viennent d’Afrique. Des oeufs d’autruche. Les plumes d’autruche servent à faire des panaches.
Fig. et fam., Il a un estomac d’autruche, c’est un estomac d’autruche, il digérerait le fer, se dit d’un Grand mangeur.
Fig., Pratiquer la politique de l’autruche se dit de Certaines gens qui font exprès de ne pas voir un danger qui les menace et dont ils ne veulent pas se soucier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- autruches — pluriel — /otʁyʃə/
- autruche — singulier — /otʁyʃə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée autruche#7371.