austérité
nom, féminin, /osteʁite/ ou /ostɛʁite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Manière de vivre rigoureuse à soi-même. Homme plein d'austérité.
Je sais qu'en vous quittant, le malheureux Titus Passe l'austérité de toutes les vertus — Jean Racine (1639-1699)
Fuyez de mes plaisirs la sainte austérité — Jean Racine (1639-1699)
Mortification.
Prêtres, persévérez dans vos austérités — Casimir Delavigne (1793-1843)
Les vues de faire des austérités me sont devenues suspectes — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Austeritas, de austerus (voy. AUSTÈRE).
Historique : XIVe s. Thevenon doubtanz la grant austerité [violence] du dit Pionnier, qui estoit homme estrange, picart et de mauvaise vie XVIe s. Il n'y avait orateur qui s'ozast presenter pour defendre ce pauvre Roscius, ains s'en tiroit chascun arriere, parce qu'ilz craignoient l'austerité et la cruaulté de Sylla
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Rigueur des pratiques et des doctrines religieuses, mortification des sens et de l’esprit. Ce religieux n’a pu supporter l’austérité de sa règle. Faire, pratiquer, exercer de grandes austérités. Il y avait beaucoup d’austérité dans ce monastère.
Il signifie d’une manière générale Sévérité. L’austérité de Caton. L’austérité de ses moeurs. L’austérité de la vertu romaine. L’austérité des lois. Rebuter par l’austérité des préceptes.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- austérités — pluriel — /osteʁite/ ou /ostɛʁite/
- austérité — singulier — /osteʁite/ ou /ostɛʁite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée austérité#7185.