auguré
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Les événements augurés par une sorte de divination.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée AUGURÉ, ÉE.
augure
nom, masculin, /oɡyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Terme d'antiquité. Celui dont la charge était, chez les Romains, de tirer des présages du vol et du chant des oiseaux.
César est désigné souverain des augures — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Latin, augur ; ombrien, uhtur ; mots dont l'étymologie ultérieure est très douteuse. Quelques-uns le tirent d'augere, accroître, de sorte que l'augure serait celui qui augmente, qui consacre, qui rend auguste. D'autres supposent un neutre augus, égal au grec εὖχος, prière, de sorte que l'augure serait le priant, celui qui prononce des serments.
Historique : XIVe s. Augur, auguremens sont moz apartenans à divinations faites en chans ou en mouvemens des oiseaus
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme d'antiquité romaine. Présage tiré du vol des oiseaux.
Allez, Catilina ne craint pas les augures — Voltaire (1694-1778)
Fig. Tout ce qui présage quelque chose. Familièrement, c'est un oiseau de bon augure, de mauvais augure, se dit d'un homme dont la présence fait pressentir quelque chose d'heureux, quelque chose de malheureux.
Mon cœur même en conçut un malheureux augure — Jean Racine (1639-1699)
J'en accepte l'augure, et j'ose l'espérer — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Provenç. auguri, augur, agur ; espagn. aguero ; portug. agouro ; ital. augurio ; d'augurium, d'augur (voy. AUGURE 1). Augure, dans l'ancien français, est un mot refait ; la forme antique est aür ou eür, qui est devenu heur (voy. ce mot).
Historique : XIIe s. Se mis augures ne ment....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Présage, signe par lequel on juge de l’avenir. Chez les Romains, il se disait principalement du Présage qu’on tirait de l’observation du vol et du chant des oiseaux. Aujourd’hui il se dit de Tout ce qui semble présager, faire pressentir quelque chose que ce soit. Bon augure, mauvais augure. Augure sinistre. Augure funeste. Cet événement est un bon augure, est d’un bon augure, est de bon augure. Le médecin a tiré bon augure de cette crise. J’en conçois un favorable, un heureux augure. Vous présumez que mon entreprise réussira, j’en accepte l’augure.
Fig. et fam., C’est un oiseau de bon augure, C’est un homme dont l’arrivée fait prévoir quelque bonne nouvelle. On dit dans un sens contraire C’est un oiseau de mauvais augure.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- augures — pluriel — /oɡyʁə/
- augure — singulier — /oɡyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée augure#7088.