augure
nom, masculin · /oɡyʁə/
Usage : d'usage courant (3.29 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Signe ou événement interprété comme annonçant ce qui va arriver, favorablement ou non.
« Mon cœur même en conçut un malheureux augure »Jean Racine (1639-1699)
« J'en accepte l'augure, et j'ose l'espérer »Pierre Corneille (1606-1684)
Chez les Romains, prêtre chargé d'interpréter les présages tirés du vol et du chant des oiseaux, terme aujourd'hui historique.
« Allez, Catilina ne craint pas les augures »Voltaire (1694-1778)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- augures : pluriel · /oɡyʁə/
- augure : singulier · /oɡyʁə/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 1 · 1 sens
s. m.
Terme d'antiquité. Celui dont la charge était, chez les Romains, de tirer des présages du vol et du chant des oiseaux.
César est désigné souverain des auguresVoltaire (1694-1778)
Étymologie : Latin, augur ; ombrien, uhtur ; mots dont l'étymologie ultérieure est très douteuse. Quelques-uns le tirent d'augere, accroître, de sorte que l'augure serait celui qui augmente, qui consacre, qui rend auguste. D'autres supposent un neutre augus, égal au grec εὖχος, prière, de sorte que l'augure serait le priant, celui qui prononce des serments.
Historique : XIVe s. Augur, auguremens sont moz apartenans à divinations faites en chans ou en mouvemens des oiseaus
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Littré (1873), entrée 2 · 2 sens
s. m.
Terme d'antiquité romaine. Présage tiré du vol des oiseaux.
Allez, Catilina ne craint pas les auguresVoltaire (1694-1778)
Fig. Tout ce qui présage quelque chose. Familièrement, c'est un oiseau de bon augure, de mauvais augure, se dit d'un homme dont la présence fait pressentir quelque chose d'heureux, quelque chose de malheureux.
Mon cœur même en conçut un malheureux augureJean Racine (1639-1699)
J'en accepte l'augure, et j'ose l'espérerPierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Provenç. auguri, augur, agur ; espagn. aguero ; portug. agouro ; ital. augurio ; d'augurium, d'augur (voy. AUGURE 1). Augure, dans l'ancien français, est un mot refait ; la forme antique est aür ou eür, qui est devenu heur (voy. ce mot).
Historique : XIIe s. Se mis augures ne ment....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. m.
Présage, signe par lequel on juge de l’avenir. Chez les Romains, il se disait principalement du Présage qu’on tirait de l’observation du vol et du chant des oiseaux. Aujourd’hui il se dit de Tout ce qui semble présager, faire pressentir quelque chose que ce soit. Bon augure, mauvais augure. Augure sinistre. Augure funeste. Cet événement est un bon augure, est d’un bon augure, est de bon augure. Le médecin a tiré bon augure de cette crise. J’en conçois un favorable, un heureux augure. Vous présumez que mon entreprise réussira, j’en accepte l’augure.
Fig. et fam., C’est un oiseau de bon augure, C’est un homme dont l’arrivée fait prévoir quelque bonne nouvelle. On dit dans un sens contraire C’est un oiseau de mauvais augure.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée augure#7088.