auge

auge

nom, féminin, /oʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Pierre creuse ou pièce de bois creuse où mangent et boivent les chevaux et les bestiaux.

  2. Vaisseau de bois dans lequel les maçons délayent leur plâtre.

  3. En parlant du cheval, cavité extérieure de la tête, circonscrite par les ganaches, et ayant pour fond la base de la langue.

  4. En hydraulique, roue à auges (voy. AUGET).

  5. Terme de physique. Pile à auges, pile où les couples d'éléments, zinc et cuivre, sont placés et mastiqués dans une boîte longue, de manière à laisser entre eux des vides où l'on verse le liquide acidulé, et qu'on a comparés à des auges.

  6. Vase placé au bout du moule où le plombier coule les tables de plomb avant de les laminer. Auge de coffret, sorte de petite cuvette carrée, creusée dans un coffret de giberne pour contenir des cartouches. Auge de la meule à aiguiser, boîte qui la contient. Dans le jeu de paume, espèce de saillie qui est auprès des filets pour recevoir les balles. Dans la marine, caisse en forme de petit coffre qui sert dans les corderies à contenir le goudron chaud, pour y tremper les fils de caret. Dans la gravure, ustensile qui sert à recevoir l'eau-forte qu'on jette sur la planche. On dit aussi auget.

Étymologie : Alveus, bassin. La formation est très régulière, al se rendant, dans le passage du latin au français, par au, et ve ou vi par un g doux ou un j.

Historique : XIIIe s. Quiconques veut estre esquelier à Paris, c'est à savoir venderes d'esqueles, de auges, fourches, peles.... Et pour la franchise de ce qu'ils sont quite du gueit, doivent chascun, chascun an, au roy six auges pour son celier, c'est asavoir auges de deux piez de lonc XVIe s. Quant au vivre, quelle sobrieté y ail ? on n'engresse point autrement les porceaux en l'auge Prenez fange trouvée au fond de l'auge des cousteliers ou esmouleurs

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré — Supplément (1877) — entrée 2

s. f.

  1. 🟢 Ancien terme d'astronomie.

    Nom qu'on donnait à ce qui est dit aujourd'hui apsides, c'est-à-dire les points où une planète se trouve à sa plus grande ou à sa plus petite distance du soleil — DEVIC

Étymologie : Espagn. auge ; ital. auge, de l'arabe, aoudj, sommet, point culminant.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Pierre ou pièce de bois creusée qui sert à donner à boire et à manger aux chevaux et à d’autres animaux domestiques. Mener boire les chevaux à l’auge. Donner à manger aux cochons dans l’auge.

  2. Il se dit aussi d’un Vaisseau de bois dans lequel les maçons délaient leur plâtre. L’auge d’un maçon. Porter l’auge. Cet architecte a commencé par porter l’auge.

  3. Fig., J’aimerais mieux porter l’auge, mieux vaudrait porter l’auge que de faire ce métier-là, se dit pour marquer le mépris qu’on fait d’un emploi.

  4. En termes d’Arts, Auges d’une roue hydraulique. Voyez

  5. AUGET.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • auges — pluriel — /oʒə/
  • auge — singulier — /oʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée auge#7072.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.