attrait
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
part. passé.
Attiré. Attrait par les promesses qu'on lui faisait.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ATTRAIT, AITE#sens1.
attrait
nom, masculin, /atʁɛ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Penchant, inclination.
Quand vous vous sentirez attiré à quelque chose de plus intime, suivez votre attrait — Bossuet (1627-1704)
Laissez-vous aller à l'attrait qui vous presse — Bossuet (1627-1704)
Qualité attrayante ; ce qui attire. L'attrait des plaisirs.
Combien d'âmes appelées sont infidèles à l'attrait de leur vocation ! — Massillon (1663-1742)
Il [le faux dévot] cultive les femmes, et, entre celles-ci, les plus belles et les mieux faites : c'est son attrait — La Bruyère (1645-1696)
En termes de spiritualité, les attraits de la grâce, les douceurs intérieures qu'elle fait éprouver.
En parlant des femmes, les beautés qui charment.
Le destin d'Oreste Est de venir sans cesse adorer vos attraits — Jean Racine (1639-1699)
Viens voir tous ses attraits, Phénix, humiliés — Jean Racine (1639-1699)
Terme de pêche. Appât, amorce.
Étymologie : Attraire ; provenç. atrag ; ital. attratto.
Historique : XIIIe s. Hersent l'acole, et cil se tret En sus, n'a soing de son atret Hom qui est marcheans d'iaue puet faire son atret par desus le pont et par desouz XVe s. Jean de la Faucille s'en vint demeurer à Nazaret, une très belle maison, et là fit son attrait [établissement] tout bellement XVIe s. Donnant toujours quelques nouveaux attraits [amorces] à ceux qui la regardoient Il luy estoit defendu de parler à moy, ny de me faire aucun attrait quand je venois à Chasteaubriand Et toutefois, oultre ces attraicts là, encore establit il note d'infamie à l'encontre de ceulx qui ne se voudroient marier L…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ce qui attire agréablement; ou Inclination, goût que l’on a pour quelque chose d’agréable. La beauté est un puissant attrait. L’attrait de la gloire, des richesses. Les attraits de la volupté. Cette dignité, cet emploi, cette maison a de grands attraits pour lui. La musique a de l’attrait pour moi. Cette personne a beaucoup d’attrait pour moi. Ce qui charme les autres est sans attrait pour lui. Je me sens de l’attrait, beaucoup d’attrait pour la musique, pour cette personne.
ATTRAITS se dit particulièrement des Agréments et des charmes d’une personne, spécialement d’une femme. Parée de mille attraits. Il s’est laissé prendre aux attraits de cette femme. Fig., Les attraits de la jeunesse, de l’innocence, de la pudeur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- attraits — pluriel — /atʁɛ/
- attrait — singulier — /atʁɛ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée attrait#6972.