attirail

attirail

nom, masculin, /atiʁaj/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Assortiment de choses diverses nécessaires pour certains usages. Attirail de chasse, de guerre, de toilette.

    La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs, Les esclaves de bouche, et, pour dire en deux mots, L'attirail de la goinfrerie — La Fontaine (1621-1695)

  2. Familièrement, grande quantité de choses inutiles, bagage superflu.

    Elle ôta tout l'attirail dont on se défait — Antoine Hamilton (1646-1720)

    A quoi servent les cérémonies et tout l'attirail lugubre qu'on fait paraître à un mourant dans ses derniers moments, qu'à lui exagérer la perte qu'il va faire ? — Montesquieu (1689-1755)

  3. Fig.

    L'attirail de vos vanités et de vos pompes mondaines — Fléchier (1632-1710)

    L'on écarte tout cet attirail qui t'est étranger, pour pénétrer jusqu'à toi, qui n'es qu'un fat — La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Attirer, dans le sens de parer, arranger. L'ancien français avait atirance et atirement.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Ensemble de choses nécessaires pour tel ou tel usage. Attirail de guerre, de chasse. Attirail d’un peintre. Il n’a pas emporté avec lui tout l’attirail nécessaire. Fig., L’attirail de la majesté royale. L’attirail de la mort.

  2. Il se dit, par extension et familièrement, d’un étalage de choses dont on se fait accompagner. Il traînait un grand attirail après lui.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • attirails — pluriel — /atiʁaj/
  • attirail — singulier — /atiʁaj/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée attirail#6945.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.