attentat
nom, masculin, /atɑ̃ta/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Entreprise criminelle, entreprise contre les lois. En termes de droit, attentat à la pudeur, tentative violente contre la personne d'une femme ou d'un enfant.
De ce couple perfide J'avais presque oublié l'attentat parricide — Jean Racine (1639-1699)
Et son trouble, appuyant la foi de vos discours, De tous ses attentats me rappelle le cours — Jean Racine (1639-1699)
Étymologie : Attenter.
Historique : XVIe s. Ilz se sentoient coulpables de telz attentats, et pretendoient à faire de telles choses au maniement des affaires, qu'ilz avoient craint que Caton ne fust eleu praeteur
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Entreprise criminelle ou illégale contre les personnes ou les choses. Affreux, horrible attentat. Lâche attentat. C’est un attentat. Faire un attentat. Commettre un attentat. Un attentat contre la sûreté de l’état. Ce tyran fut puni de tous ses attentats. Attentat à la pudeur. Empêcher l’exécution d’un arrêt, c’est un attentat. On a puni l’auteur de ce noir attentat. C’est un attentat à nos droits, à nos privilèges.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- attentats — pluriel — /atɑ̃ta/
- attentat — singulier — /atɑ̃ta/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée attentat#6898.