assujétir et aussi assujettir

assujétir et aussi assujettir

verbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

v. a.

  1. Ranger sous sa domination. Les Gaulois furent assujettis par les Romains. Absolument. En termes de manége, assujettir un cheval, le conduire de manière que les épaules et les hanches ne sortent point de la piste. Assujettir la croupe d'un cheval, la fixer avec la rêne de dedans et la jambe de dehors.

    Grande reine de qui les charmes S'assujettissent tous les cœurs — Jean Racine (1639-1699)

    Que votre génie vous assujettisse tout ce qui n'est pas soumis à vos armes — Pascal (1623-1662)

  2. Fig. Astreindre, obliger. Assujettir les passions. Il assujettissait ses désirs au joug de la raison. Assujettir la prose à un rhythme.

    De ne point à l'hymen assujettir leur foi — Jean Racine (1639-1699)

    Serment qui pour jamais m'avez assujettie — Voltaire (1694-1778)

  3. Maintenir en place, fixer. Assujettir la vigne en l'attachant. Pour que les pieux fussent mieux assujettis.

  4. S'assujettir, v. réfl. Se soumettre, s'astreindre. S'assujettir aux lois. Il se sont assujettis à la volonté de leurs maîtres.

    Les hommes qui s'assujettissent aux règles de la vertu — Fénelon (1651-1715)

    En s'assujettissant minutieusement à certaines positions — Diderot (1713-1784)

Étymologie : À et sujet.

Historique : XVIe s. Assubjectir et employer des terres à certaines semences Il lui faut necessairement assujettir l'edifice, et l'approprier à ce à quoi il est destiné Il faudroit qu'ils fussent assujettis de demeurer quatre ou cinq mois....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ASSUJÉTIR et aussi ASSUJETTIR.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.