assassin

assassin

adjectif, /asasɛ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj.

  1. Terme poétique. Qui tue.

    [Il] ne saurait se garder d'un poignard assassin — Casimir Delavigne (1793-1843)

  2. Fig. Des yeux assassins, des regards assassins, des regards si beaux, qu'ils font languir, soupirer et mourir amoureusement.

    Et tandis qu'il m'assied au trône de Racine, [il] Aiguise contre moi l'épigramme assassine — Millevoye (1782-1816)

    Soyez un peu plus doux, ô beaux yeux assassins, ou bien nargue de vous — Scarron (1610-1660)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • assassines — pluriel féminin — /asasinə/
  • assassins — pluriel masculin — /asasɛ̃/
  • assassine — singulier féminin — /asasinə/
  • assassin — singulier masculin — /asasɛ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée assassin#6410.

assassin

nom, masculin, /asasɛ̃/

Voir aussi : forme féminine assassine

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Celui qui assassine. Un lâche assassin. L'assassin fut saisi, tenant encore son arme. Par extension. Ce médecin est un assassin. Crier à l'assassin, appeler du secours ; crier pour qu'on coure sus à l'assassin. Au fém. Autrefois et figurément, assassin, petite mouche noire que les femmes se mettaient au-dessous de l'œil.

    Soyons des ennemis et non des assassins — Jean Racine (1639-1699)

    Pour moi, mon ennemi, l'objet de ma colère, L'auteur de mes malheurs, l'assassin de mon père — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Provenç. assassin, ansessi ; anc. catal. assessi ; espagn. asesino ; ital. assassino ; bas-lat. assasini, assessini, assisini, assassi, hassatuti, heissesin ; de l'arabe haschisch, nom de la poudre de feuilles de chanvre, avec laquelle on prépare le haschisché. Le Prince des assassins ou Scheik ou Vieux de la montagne faisait prendre du haschisch à certains hommes qu'on nommait feidawi ; ces hommes avaient des visions qui les transportaient et qu'on leur représentait comme un avant-goût du Paradis. A ce point, ils se trouvaient déterminés à tout faire, et le prince les employait à tuer des per

Historique : XIIIe s. Le Vieil de la montaigne savoit bien que, si il en feist un tuer [grand-maître des Templiers], l'en y remeist tantost un autre aussi bon ; et pour ce ne vouloit il pas perdre les assacis en lieu là où il ne peut riens gaainger Et pour ce ne font force li assacis d'eulx faire tuer, quand leur seigneur leur commande, pour ce que il croient que il seront assez plus aise quant il seront mors que il n'estoient devant XVIe s. Ruynant les obscures forests, receptacles de briguans et meurtriers, taulpinieres d'assassinateurs Les hommes seront loupz es hommes, briguans, assassineurs, empoisonn…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Celui qui assassine. L’assassin a été pris. On a poursuivi les assassins. Il est tombé sous les coups d’un assassin. Il a été blessé par un assassin. Crier à l’assassin.

  2. Il s’employait quelquefois par apposition comme adjectif en poésie. Un fer assassin. On dit encore aujourd’hui figurément et par plaisanterie, dans la langue familière, Un regard assassin. Des yeux assassins.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • assassins — pluriel — /asasɛ̃/
  • assassin — singulier — /asasɛ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée assassin#6409.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.