asile
nom, masculin, /azilə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. m.
Lieu inviolable où l'on se réfugiait. Les temples païens et autrefois les églises étaient des asiles. Jadis les ambassadeurs avaient le droit d'asile.
Par extension, tout lieu où l'on est en sûreté contre une poursuite, contre un danger.
Dans le temple voisin chacun cherche un asile — Jean Racine (1639-1699)
Assez d'autres États lui prêteront asile — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. Protection, secours, retraite.
C'est un asile ouvert que mon pouvoir suprême — Pierre Corneille (1606-1684)
À l'ombre de ton nom ils trouvent leur asile — Boileau (1636-1711)
Salle d'asile ou, simplement, asile, institution charitable où l'on reçoit les enfants de deux à six ans dont les parents ne peuvent s'occuper.
Étymologie : Asylus, du grec ἄσυλος, de ἀ privatif, et σύλη, dévastation, pillage ; lieu qu'on ne pille pas.
Historique : XIVe s. Asile fu un lieu ou un boys en la cité de Rome privilegé ; car quiconques s'en fuioit en ce lieu, il estoit saus de quelque crisme que il eust fet
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré — Supplément (1877) — entrée 2
s. m.
🟢 Insecte de l'ordre des diptères.
Étymologie : Lat. asilus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. d’Histoire ancienne — Privilège d’inviolabilité accordé à certaines personnes et à certains lieux chez les Anciens. Les athlètes se rendant aux jeux jouissaient chez les Grecs du droit d’asile. Certains temples servaient d’asile à tous les suppliants.
Il se dit, par extension, de Tout lieu où l’on se met à l’abri des poursuites de la justice, d’une persécution, d’un danger, etc. Trouver un asile dans la maison d’un ami. Les églises servaient quelquefois d’asile aux criminels.
Il signifie encore Séjour, habitation. Un malheureux sans asile. Cet antre fut mon asile. Asile agréable, délicieux, champêtre. Tout, dans cet asile, respire l’innocence et la paix. L’asile de la vertu. L’asile des plaisirs, de la volupté.
Il se dit particulièrement d’une Maison où une personne qui n’a pas de quoi subsister trouve une retraite dans sa mauvaise fortune. Il ne savait où donner de la tête, il a trouvé un asile chez un de ses amis.
Salle d’asile, ou simplement Asile, établissement scolaire destiné à recevoir les enfants de deux à six ans, auxquels les parents ne sauraient donner les soins nécessaires. Aujourd’hui la salle d’asile est désignée sous le nom d’école maternelle.
Il se dit aussi des établissements de bienfaisance qui servent de retraite à des infirmes, à des vieillards ou à des convalescents, ou qui donnent un abri momentané à des malheureux. L’asile de Vincennes. L’asile du Vésinet. Asile de nuit.
Il se dit encore figurément des Choses qui protègent, qui défendent. La solitude est un asile contre les passions.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- asiles — pluriel — /azilə/
- asile — singulier — /azilə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée asile#6305.
asilé
nom, masculin
Voir aussi : forme féminine asilée
Grammaire et formes (2)
- asilés — pluriel
- asilé — singulier
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée asilé#122557.