arroger (s')
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
v. a.
Arroger à soi, s'attribuer mal à propos quelque chose. Ils se sont arrogé ce privilége. Les priviléges que cette nation s'est arrogés.
Et sans avoir pour lui les lois et la naissance, César ose des rois s'arroger la puissance — Voltaire (1694-1778)
Il s'arroge une part dans leur divinité — Casimir Delavigne (1793-1843)
Étymologie : Arrogare, de ar pour ad, à, et rogare, demander pour soi, s'attribuer (voy. ROGATION).
Historique : XIVe s. Le quel retourna arroguer le dit exposant Lequel arrogoit le sup - pliant de paroles injurieuses XVe s. Toujours [il] le arroguoit de ses dures et arrogans paroles
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ARROGER (S').