arrestation
nom, féminin, /aʁɛstasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'arrêter une personne en vertu d'un ordre, d'un jugement. On a fait de nombreuses arrestations.
État de celui qui est arrêté.
Étymologie : Voy. ARRÊTER ; provenç. arrestation. Arestoison est la forme ancienne pour arrestation, et avait le sens de arrêt, retard, dans le vieux français, qui avait aussi arestement, arestance, arestée.
Historique : XIIe s. Mort [il] le trestourne sans nulle arrestison Entre ci que as portes n'i ot arrestoison [de l'ennemi] XIIIe s. Li serjant s'en retournent, n'i font arestoisons [ne s'y arrêtent pas] XIVe s. Vat s'en li espaignol à coite d'esperon ; Droit de ci à Toulette, n'i fist arrestison
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Procédure — Action d’arrêter quelqu’un pour l’emprisonner ou état de celui qui est emprisonné. Décider l’arrestation d’un accusé. Mettre en état d’arrestation. Son arrestation fut de courte durée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- arrestations — pluriel — /aʁɛstasjɔ̃/
- arrestation — singulier — /aʁɛstasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée arrestation#6003.