arche

arche

nom, féminin, /aʁʃə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. La partie d'un pont sous laquelle l'eau passe.

Étymologie : Bas-lat. archia ; de arcus (voy. ARC).

Historique : XIIe s. Ils les metront [nos corps] en arche de moustier XIIIe s. Et nequedent il fist mellour ciere que il ne pensa, et comencha à deffaire une arche dou pont de Basson XIVe s. À piques et à houes [ils] ont un pilier miné, Si qu'un [une] arche du pont cheï dedens le gué XVIe s. Ses sourcis noirs faits en arche d'ebene, De l'arc d'amour la forme et le portrait, D'un beau croissant contreimitoient le trait

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Arche de Noé ou simplement l'arche, proprement coffre, sorte de grand vaisseau où Noé se sauva du déluge. C'est l'arche de Noé, se dit d'une maison où sont logés des gens de toute sorte. Fig. Être hors de l'arche, être hors de l'Église. L'arche d'alliance, l'arche du Seigneur, l'arche sainte, le coffre qui renfermait les tables de la loi. Fig. C'est l'arche sainte, se dit d'une chose dont il est dangereux de s'occuper.

    Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche — Victor Hugo (1802-1885)

    Une arche est encor le refuge Des mortels que l'onde poursuit — Béranger (1780-1857)

  2. En termes de marine, boîte de charpente qui couvre la pompe pour qu'elle ne soit pas endommagée.

  3. Cellules en briques, rangées autour du four des verriers, avec lequel elles communiquent par des lunettes.

  4. Terme d'antiquité. Arche sépulcrale, espèce de cercueil fait comme un coffre.

Étymologie : Berry, arche, huche ; provenç. archa, arqua ; espagn. et ital. arca ; du latin arca, coffre.

Historique : XIIe s. Oza estendid sa main vers l'arche, si la tint XIIIe s. De toi, pucele pure et monde, Porte cloze, arche d'aliance, Qui n'iez premiere ne seconde, Deigna naistre par sa poissance Cil qui noz anemiz vergonde Bien eüré furent cil que tu comendas entrer en l'arche por aus [eux] sauver XIVe s. D'ung roi li sovenoit, qui tenoit si grans marches, Qui fist par bel sens faire quatre petites arches [coffres]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie cintrée d’un pont, d’un aqueduc, d’un viaduc, sous laquelle passent les eaux ou circulent les voyageurs. Ce pont a cinq arches. Arche trop haute. Arche trop basse. Arche surbaissée. Les eaux ont emporté deux arches du pont. Un pont, un viaduc, un aqueduc à une seule arche, d’une seule arche.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • arches — pluriel — /aʁʃə/
  • arche — singulier — /aʁʃə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée arche#5667.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.