arbitrage

arbitrage

nom, masculin, /aʁbitʁaʒə/

Usage : peu fréquent (0.70 occurrences par million — Lexique 3.83).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Jugement par arbitre.

    Leurs voisins qui s'étaient soumis à leur arbitrage — Bossuet (1627-1704)

    La détermination doit être soumise à l'arbitrage des gens doctes — Bossuet (1627-1704)

  2. Terme de banque. Opération par laquelle on choisit la voie la plus avantageuse pour tirer ou remettre des lettres de change sur une place étrangère ; et aussi trafic qui consiste à acheter des effets sur une place où ils sont dépréciés, pour les revendre sur d'autres places où ils sont recherchés. On dit faire les arbitrages, comme on dit faire l'escompte, les recouvrements. En termes de bourse, opération par laquelle on échange une valeur de bourse contre une autre, en vendant l'une et achetant l'autre. Par exemple, si les actions du chemin de fer d'Orléans sont présumées devoir hausser de dix pour cent au plus, et les actions du chemin de fer de Lyon de vingt pour cent, le spéculateur trouve avantage à vendre les actions d'Orléans qu'il détient, pour acheter des actions de Lyon ; il juge, il arbitre en faveur du chemin de fer de Lyon. On a fait des arbitrages en faveur de l'Orléans contre le Lyon.

Étymologie : Arbitrer.

Historique : XIIIe s. Si dirons liquel arbitrage valent et liquel non Qui termine arbitraige et mise, Qui paie la painne commise Du trespassé commandement ? XIVe s. Nulle chose ne doit estre lessie en l'ordenance et arbitrage ou volenté du juge Il est dure chose et perilleuse que un homme se commette du tout en l'arbitrage et en la puissance de ses ennemis Après la confession vient satisfacion que on doit faire selon l'arbitrage et le conseil du sage confesseur XVe s. Il tinst [tiendrait] aujourd'hui toute ceste seigneurie soubz son arbitrage XVIe s. En matiere criminelle, les reproches demeurent à l'arbit…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Procédure qui consiste à soumettre un différend à un ou à des arbitres. Se soumettre à l’arbitrage. Demander un arbitrage. Subir l’arbitrage. S’en tenir à l’arbitrage.

  2. Il se dit, en termes de Banque, d’un Calcul fondé sur le cours du change de diverses places et qui sert de régulateur pour les opérations de banque. Il se dit aussi d’une Opération de Bourse par laquelle on échange une valeur contre une autre, en vendant l’une et achetant l’autre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • arbitrages — pluriel — /aʁbitʁaʒə/
  • arbitrage — singulier — /aʁbitʁaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée arbitrage#5608.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.