âpreté
nom, féminin, /apʁəte/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Qualité de ce qui est âpre, au propre et au figuré. L'âpreté des chemins. L'âpreté au goût. L'âpreté du style.
L'âpreté de la saison — Voltaire (1694-1778)
Oui, jusque dans tes fers ton amant a porté Des monts qui l'ont nourri la sauvage âpreté — Casimir Delavigne (1793-1843)
Étymologie : Provenç. asperitat, aspredad, aspretat ; anc. espagn. asperidad ; ital. asprità, de asperitatem, de asper (voy. ÂPRE). On a dit, dans l'ancien français, aspreur et aspresse.
Historique : XIIe s. Si tu redotes l'aspreteit de la medecine XIIIe s. .... Il ot soif por l'aspreté Du chault et por la lasseté Qui li ot tolue l'alaine XIVe s. Pour cause de ost, de chevauchée et de toute autre aspreté ou maniere de servitude XVIe s. Il le fault rompre à la peine et aspreté des exercices, pour le dresser à la peine et aspreté de la cholique, du cautere, de la torture L'aspreté et malaisance du chemin Si on trouve aspreté, c'est signe que l'os est rompu
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Qualité de ce qui est âpre. L’âpreté des chemins rend les communications difficiles dans ce pays-là. L’âpreté du feu. L’âpreté du froid. L’âpreté des fruits. L’âpreté de son humeur, de son esprit le rend insociable. L’âpreté d’une réprimande. L’âpreté d’une discussion. Il a montré dans toute cette affaire une terrible âpreté au gain.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- âpretés — pluriel — /apʁəte/
- âpreté — singulier — /apʁəte/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée âpreté#65549.