âprement
adverbe, /apʁəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
Avec âpreté, d'une manière dure. Réprimander âprement.
Je voyais de la tour le choc des deux armées, L'une et l'autre au combat âprement animées — Rotrou (1609-1650)
Courir âprement après les honneurs — Fléchier (1632-1710)
Étymologie : Âpre et le suffixe ment ; provenç. asprament ; catal. asprement ; espagn. asperamente ; ital. aspramente.
Historique : XIIe s. Se jo [j'] achat abeïes u haltes eveschiez, Dunt jo seie en cest siecle levez e eshalciez, Devant Deu en serai asprement chalengiez XIIIe s. Asprement vivoie, et mon boivre melloie à plour Onques gens ne se aidierent plus asprement sor mer Regardai le tournoiement Qui commença trop asprement XIVe s. Les uns et les autres se combatent asprement et avecques fureur Concupiscence nous assault et nous tempte plus souvent ; mes ire nous tempte plus asprement et moins souvent Et par elles mesmes seriez vous asprement corrigée XVe s. On ne vit oncques de si peu de gens si bien tenir ni defendr…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
Avec âpreté. Le froid commence bien âprement. Il se porte âprement, trop âprement à tout ce qu’il fait. Il l’a réprimandé âprement. Un chien qui se jette âprement sur la viande.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- âprement — forme de base — /apʁəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée âprement#65548.