apport
nom, masculin, /apɔʁ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Lieu d'une ville où l'on apporte les denrées. C'est dans ce sens qu'on appelait le marché du grand Châtelet l'apport de Paris ou l'apport-Paris.
Terme de droit. Biens qu'un époux apporte dans la communauté.
Terme de commerce. Mise de fonds de chaque associé. Les bénéfices sont en proportion de l'apport social.
En termes de pratique, action de faire le dépôt des pièces.
Étymologie : Voy. APPORTER.
Historique : XIIIe s. Li païs maint present lui fist ; Li uns cras bues, li autres pors ; De maintes pars eut grans apors XVIe s. Elle avoit esté nourrie en maison d'apport [commerce], et savoit suivre et entretenir toutes sortes de bons propos La ville n'est pas grande, mais fort ancienne et bien renommée pour l'apport qu'il y a, à cause de l'apparition de certaines deesses qui y sont reclamées et que l'on appelle les Meres Il y avoit un temple et un oracle de Pasiphaé auquel y avoit grant apport en la ville de Thalamos
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Action d’apporter. Le tribunal ordonna un nouvel apport de pièces. Acte d’apport, Le récépissé qu’on donne des pièces déposées.
Il signifie aussi Ce qu’on apporte dans une communauté, dans une société. Les apports des époux. L’apport social.
Par extension, il signifie Contribution apportée par quelqu’un au développement d’une science.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- apports — pluriel — /apɔʁ/
- apport — singulier — /apɔʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée apport#5375.