apothéose
nom, féminin, /apɔteozə/ ou /apotɛozə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Mise au rang des dieux ; réception parmi les dieux. On lui décerna l'apothéose. L'apothéose des empereurs romains.
Mais à parler sans fard de tant d'apothéoses — Pierre Corneille (1606-1684)
Par extension.
J'ai vu que le fils de Pépin, Redoutant son apothéose [la mort], Disait à l'évêque Turpin, — Béranger (1780-1857)
Honneurs, éloges extraordinaires dispensés par l'opinion publique.
Les sages feront votre apothéose de votre vivant — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Ἀποθώσις, de ἀπὸ, et θεὸς, Dieu (voy. DIEU).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de mettre au rang des dieux. L’apothéose d’Auguste. Les médailles qui représentent des apothéoses.
Il se dit aussi de la Réception fabuleuse des anciens héros parmi les dieux. L’apothéose d’Hercule. L’apothéose d’énée.
Il se dit quelquefois, par exagération, des Honneurs extraordinaires rendus à un homme mort ou vivant, que l’opinion générale et l’enthousiasme public élèvent au-dessus de l’humanité. Le public lui a fait une apothéose. Il a eu le malheur de survivre à son apothéose.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- apothéoses — pluriel — /apɔteozə/ ou /apotɛozə/
- apothéose — singulier — /apɔteozə/ ou /apotɛozə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée apothéose#5262.