apostasie
nom, féminin, /apɔstazi/ ou /apostazi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Changement de religion, et particulièrement abandon de la foi chrétienne.
Par ses paroles il revint de son apostasie — Pascal (1623-1662)
Action d'un religieux qui renonce à ses vœux.
Par extension, désertion d'un parti, abandon d'une doctrine, d'une opinion.
Étymologie : Ἀποστασία, de ἀπὸ, indiquant éloignement, et στάσις, stase (voy. STASE) ; mot à mot, action de se tenir à l'écart, de s'écarter.
Historique : XVIe s. Penserons nous qu'il y ait là siege apostolique, où nous ne voyons qu'une horrible apostasie ?
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Abandon public d’une religion pour une autre. Il se prend en mauvaise part et se dit plus particulièrement de l’Abandon de la religion catholique. Tomber dans l’apostasie.
Il signifie aussi Action de tout prêtre ou religieux qui renonce à ses voeux et à son habit.
Par extension, il signifie d’une manière générale Abandon d’une doctrine, d’un parti, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- apostasies — pluriel — /apɔstazi/ ou /apostazi/
- apostasie — singulier — /apɔstazi/ ou /apostazi/
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