aparté
adverbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
Adv. Ce vers doit être dit aparté par l'acteur, c'est-à-dire à part, ou de manière que les autres personnages ne l'entendent pas.
S. m. Un aparté, des aparté, ce qu'un acteur sur le théâtre dit aparté.
Terme de philosophie scolastique. S'employait pour restreindre à un seul côté, à une seule partie ce qui pouvait être considéré en deux ou plusieurs sens. On distinguait par exemple l'éternité a parte ante, savoir dans le passé, et a parte post, savoir dans l'avenir ; et de même l'universel a parte rei, du côté de la chose, et a parte personae, du côté de la personne.
Étymologie : À, ab, et pars, partie (voy. PART s. f.).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
Locution adverbiale empruntée du latin.
De son côté, à part soi. Ce vers doit être dit aparté. On dit plutôt en aparté.
Il est aussi employé comme nom masculin et désigne Ce qu’un acteur prononce de manière à être entendu des spectateurs, mais qu’on suppose ne l’être pas des autres acteurs qui sont en scène. Les apartés doivent être rares et courts.
Il signifie par extension Petit groupe séparé et Conversation particulière qui s’établit souvent dans une réunion nombreuse.
Dans cette grave assemblée, ils formaient, à eux trois, un joyeux aparté.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée APARTÉ ou mieux A-PARTÉ.