antre
nom, masculin, /ɑ̃tʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Caverne, grotte naturelle profonde et obscure.
Ces antres, ces trépieds qui rendent les oracles — Voltaire (1694-1778)
Fig. Les antres de la police, de l'inquisition.
Terme d'anatomie. Nom donné à certaines cavités des os.
Étymologie : Antrum, ἄντρον ; sanscrit, antara, fente, caverne. Antara signifie proprement intervalle et se rattache ainsi à la préposition latine inter (voy. ENTRE). Provenç. antre ; espagn. et ital. antro.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Caverne, grotte naturelle. Antre obscur. Antre profond. Se cacher dans un antre. L’antre d’un lion. L’antre de la Sibylle.
Fig., C’est l’antre du lion, Lieu où il est dangereux d’entrer, d’où l’on n’est pas sûr de sortir. On dit aussi ironiquement L’antre de la chicane. L’antre de la réaction.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- antres — pluriel — /ɑ̃tʁə/
- antre — singulier — /ɑ̃tʁə/
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