antonomase
nom, féminin, /ɑ̃tɔnɔmazə/ ou /ɑ̃tonomazə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Sorte de synecdoque qui consiste à prendre un nom commun pour un nom propre, ou un nom propre pour un nom commun. Un Zoïle pour un critique ; l'Orateur romain pour Cicéron.
Étymologie : Ἀντονομασία, de ἀντὶ, en place de (voy. ANTI), et ὄνομα, nom ; ὄνομα et nom ayant même radical, voy. NOM.
Historique : XVIe s. Il a esté si plaisant en sa vie, que, par une antonomasie, on l'a appelé le Plaisantin
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Rhétorique — Figure qui consiste à mettre un nom commun ou une périphrase à la place d’un nom propre, ou un nom propre à la place d’un nom commun. L’Apôtre, pour saint Paul; L’Orateur romain, pour Cicéron; Le père des dieux, pour Jupiter. C’est un Néron, pour dire C’est un prince cruel, un tyran, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- antonomases — pluriel — /ɑ̃tɔnɔmazə/ ou /ɑ̃tonomazə/
- antonomase — singulier — /ɑ̃tɔnɔmazə/ ou /ɑ̃tonomazə/
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