antithèse

antithèse

nom, féminin, /ɑ̃titɛzə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Figure de rhétorique qui exprime une opposition de pensées ou de mots.

    Ceux qui font les antithèses en forçant les mots — Pascal (1623-1662)

    L'antithèse est une opposition de deux vérités qui se donnent du jour l'une à l'autre — La Bruyère (1645-1696)

  2. En philosophie, proposition opposée à une thèse. La thèse et l'antithèse composent une antinomie.

  3. En algèbre, transposition des termes d'une équation. Inusité aujourd'hui.

Étymologie : Ἀντίθεσις, de ἀντὶ, contre (voy. ANTI), et thèse.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Rhétorique — Figure par laquelle on oppose, dans un discours, des choses contraires les unes aux autres. Les antithèses dans cet auteur sont trop fréquentes. Il n’y a rien de solide dans cet ouvrage, je n’y vois que des antithèses froides et puériles.

  2. En termes de Philosophie, il désigne une Proposition contraire à une proposition énoncée qu’on appelle Thèse. Soutenir la thèse et l’antithèse.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • antithèses — pluriel — /ɑ̃titɛzə/
  • antithèse — singulier — /ɑ̃titɛzə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée antithèse#4940.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.