antiphrase
nom, féminin, /ɑ̃tifʁazə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Emploi d'un mot ou d'une proposition dans un sens contraire à son véritable sens ; ainsi le mot Euménides, qui signifie bienveillantes, est formé par antiphrase.
Le nom de bœuf que le roitelet porte dans plusieurs provinces, lui est donné par antiphrase à cause de son extrême petitesse — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Ἀντίφρασις, d'ἀντὶ, contre (voy. ANTI), et PHRASE.
Historique : XVIe s. Les aultres [plantes] ont leur nom par antiphrase et contrarieté
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Rhétorique — Figure par laquelle on emploie un mot, une locution, une phrase, dans un sens contraire à sa véritable signification, à sa signification ordinaire. Cela est dit par antiphrase. En parlant d’un Fripon, on dit par antiphrase Cet honnête homme.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- antiphrases — pluriel — /ɑ̃tifʁazə/
- antiphrase — singulier — /ɑ̃tifʁazə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée antiphrase#4860.