antipathie

antipathie

nom, féminin, /ɑ̃tipati/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Aversion naturelle et non raisonnée.

    Il y a entre votre père et lui une antipathie naturelle — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    À moins d'une secrète et forte antipathie — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Défaut d'affinité entre les choses. L'eau et l'huile ont de l'antipathie.

  3. En peinture, défaut d'harmonie des couleurs.

Étymologie : Ἀντιπάθεια, de ἀντὶ, contre (voy. ANTI), et πάθος, affection, passion (voy. PATHOS).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Aversion, répugnance naturelle et non raisonnée pour quelqu’un, pour quelque chose. Il se dit des Personnes et des Animaux. Antipathie naturelle, invincible. Secrète antipathie. Avoir de l’antipathie pour quelque chose. Il y a de l’antipathie entre ces deux personnes, entre ces deux espèces d’animaux.

  2. Il se dit même quelquefois des Choses. L’eau et l’huile ont de l’antipathie et ne se mêlent que difficilement ensemble.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • antipathies — pluriel — /ɑ̃tipati/
  • antipathie — singulier — /ɑ̃tipati/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée antipathie#4839.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.