antienne

antienne

nom, féminin, /ɑ̃tjɛnə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Passage de l'Écriture, qu'on chante en tout ou en partie, avant un psaume, et qu'on répète en entier après. Fig. et familièrement. Fig. Chanter toujours la même antienne, répéter toujours la même chose. Fig. Annoncer une triste antienne, annoncer une triste nouvelle.

    Dieu et raison Vous recommandent cette antienne — La Fontaine (1621-1695)

  2. Chant que l'on exécutait autrefois à deux chœurs qui alternaient.

Étymologie : Provenç. antifona, antifena ; ital. antifona ; du latin, antiphona, qui vient du grec ἀντίφωνα, de ἀντὶ, contre (voy. ANTI), et de φωνὴ, voix (voy. PHONIQUE) ; mot à mot, chant qui se répond. L'antienne était dans l'origine le chant de deux chœurs chantant alternativement des psaumes.

Historique : XIIIe s. Ovrez les huis de cest chancel ; Nos i verrons encor bien cler ; As antiennes n'estuet torner XIVe s. Pour avoir par chacun dimanche une antoine, verset et oraison ordinaire des morts sur la sepulture de moy XVe s. Une hymne ou anthaine de St Nicolas

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Liturgie catholique — Sorte de verset que le prêtre ou le chantre dit, en tout ou en partie, dans l’office de l’église avant un psaume ou une hymne, et qui se répète après tout entier. Annoncer une antienne. Entonner une antienne.

  2. Fig. et fam., Chanter toujours la même antienne, Dire, répéter toujours la même chose.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • antiennes — pluriel — /ɑ̃tjɛnə/
  • antienne — singulier — /ɑ̃tjɛnə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée antienne#4725.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.