antan

antan

nom, masculin, /ɑ̃tɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. L'année qui précède celle qui court. Il n'est usité aujourd'hui que dans cette locution : Je ne m'en soucie non plus que des neiges d'antan.

    Avec trois brins de sauge, une figue d'antan — Mathurin Régnier (1573-1613)

Étymologie : Provenç. antan ; espagn. antaño ; de ante, avant (voy. AINS), et annus, an.

Historique : XIIIe s. Et se tu vels savoir keus [quelle] la lune fu antan XVe s. Bien savons et vous le savez que Monseigneur fut antan à Toulouse Dictes moy où n'en quel pays Est Flora la belle romaine.... Echo parlant quant bruyt on maine Dessus riviere ou sus estan, Qui beaulté eut trop plus qu'humaine ? Mais où sont les neiges d'antan ? XVIe s. Holos, disoit Panurge, voicy pis que antan Mais où sont les neiges d'antan ? C'estoyt le plus grand soucy qu'eust Villon le poete parisien

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. L’année qui précède celle qui court. Il ne s’emploie que comme complément d’un nom avec la préposition de. Neiges d’antan. Amour d’antan.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • antans — pluriel — /ɑ̃tɑ̃/
  • antan — singulier — /ɑ̃tɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée antan#4548.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.