annate
nom, féminin, /anatə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Ancien droit du pape sur les bénéfices consistoriaux desquels le revenu montait au moins à vingt-quatre ducats ; ce droit consistait ordinairement dans une année du revenu. Le grand maître de Malte retirait une annate de toutes les commanderies de grâce.
Les commandeurs de la Toison ont trouvé le moyen de s'accommoder avec Rome, en payant tous les cinq ans une modique annate pour leur commanderie — Saint-Simon (1675-1755)
Chaque diocèse se gouverna par son évêque ; on ne paya plus d'annates — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Bas-lat. annata, revenu d'un an (voy. ANNÉE).
Historique : XVIe s. D'autre part qu'il ne se souloit prendre qu'une annate du benefice qu'on impetroit : mais de present on la fait payer de tous les autres benefices qu'on impetre par dispense
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Revenu d’une année que ceux qui obtenaient des bénéfices payaient à la Chambre apostolique, en retirant leurs bulles. Droit d’annate. Payer l’annate. Les annates furent supprimées par l’Assemblée nationale le 4 août 1789.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- annates — pluriel — /anatə/
- annate — singulier — /anatə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée annate#4411.