ancré
adjectif, /ɑ̃kʁe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part. passé.
Au propre. Vaisseau bien ancré.
Par extension.
Que de tombeaux grecs et romains, dont les pierres étaient ancrées de fer, ont disparu — BERN. DE S. P.
Fig. Établi fortement, affermi. Ce soupçon ancré dans votre esprit.
La vanité est si ancrée dans le cœur de l'homme qu'un goujat, un marmiton, un crocheteur se vante, et veut avoir ses admirateurs — Pascal (1623-1662)
Terme de blason. Se dit des croix et des sautoirs dont les bouts sont divisés et tournés comme les pattes d'une ancre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- ancrées — pluriel féminin — /ɑ̃kʁe/
- ancrés — pluriel masculin — /ɑ̃kʁe/
- ancrée — singulier féminin — /ɑ̃kʁe/
- ancré — singulier masculin — /ɑ̃kʁe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ancré#4170.
ancre
nom, féminin, /ɑ̃kʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. f.
Instrument de fer à deux dents qu'on laisse tomber au fond de l'eau pour fixer les bâtiments. Jeter l'ancre. Mouiller l'ancre ou simplement mouiller, jeter l'ancre. Ancre de miséricorde ou ancre sacrée, se disait autrefois de la maîtresse ancre.
Il fit lever l'ancre — Fénelon (1651-1715)
Les voiles s'enflent : on lève les ancres — Fénelon (1651-1715)
Fig. C'est mon ancre de salut, c'est ma dernière ressource.
Rome était un vaisseau tenu par deux ancres dans la tempête, la religion et les mœurs — Montesquieu (1689-1755)
Le christianisme a été l'ancre qui a fixé tant de nations flottantes — Chateaubriand (1768-1848)
En numismatique, symbole du royaume de Syrie sous les Séleucides et de différentes villes. Indique aussi les victoires navales. Symbole religieux de l'espérance.
En paléographie, indique un passage remarquable d'un manuscrit.
Terme de zoologie. Poisson du genre des spares.
Étymologie : Ancora, ἄγϰυρα, crochet, ancre (comp. ANKYLOSE) ; provenç. et ital. ancora.
Historique : XIIe s. Si faisons aliance estable, E covenant ferme e entier De nos securre [secourir] et entre aidier ; à ce seit nostre ancre fichée, Qui pas ne puisse estre esracée XIIIe s. Quant il furent bien arivé, Le pont [il] mist jus, ancre ad geté XIVe s. Lors jeterent leur ancre et leur grans cros d'achier, Dont il fisent ensamble leur vaissiaus attachier XVe s. Gisant à l'ancre XVIe s. L'encre de mer se fiche au pré tout vert, Fortune ainsi l'a voulu et souffert Toute la contrée estoyt à l'ancre, c'estoyt pitoyable cas de veoir le travail des humains, pour se guarantir de ceste horrificque altera…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Marine — Pièce de fer terminée par deux branches qu’on laisse tomber au fond de l’eau pour fixer un navire. L’anneau, les bras de l’ancre. La grande ancre. La maîtresse ancre. Jeter l’ancre, mouiller l’ancre, ou absolument Mouiller. Se tenir, demeurer, être à l’ancre. Lever l’ancre. Un vaisseau qui a perdu toutes ses ancres, qui chasse sur ses ancres. L’ancre est le symbole de l’espérance.
Ancre de miséricorde se disait autrefois de la Maîtresse ancre.
Fig., C’est notre ancre de salut, C’est la seule chose qui puisse nous sauver, c’est la plus sûre ou l’unique ressource que nous ayons.
Il désigne, en termes d’Arts, une Grosse barre de fer qu’on emploie pour empêcher soit l’écartement des murs, soit la poussée des voûtes, ou pour maintenir des tuyaux de cheminée qui sont fort élevés.
Il se dit aussi de la Pièce qui sert d’échappement dans une horloge, une montre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ancres — pluriel — /ɑ̃kʁə/
- ancre — singulier — /ɑ̃kʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ancre#4168.