ancêtres
nom, masculin
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. m. plur.
Dans le style noble, les ascendants qui ont précédé le grand-père. Homme qui compte une longue suite d'ancêtres.
Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, qui parle aux ministres, qui a des ancêtres, des dettes et des pensions — Montesquieu (1689-1755)
Attale, était-ce ainsi que régnaient tes ancêtres ? — Pierre Corneille (1606-1684)
Les hommes qui ont vécu avant nous, sans être de notre famille. Suivant la coutume de nos ancêtres.
Quitte un vain préjugé, l'ouvrage de nos prêtres, Qu'à nos peuples grossiers ont transmis nos ancêtres — Voltaire (1694-1778)
S. m. et f. Des corps constitués ont dit en parlant à Victoria, reine d'Angleterre, de la reine Élisabeth : La glorieuse ancêtre de Votre Majesté.
Qu'importe qui puisse être Ni leur père, ni leur ancêtre ? — Malherbe (1555-1628)
Le Père, ancêtre majestueux des temps, serait-il donc une peinture inférieure à celles de la mythologie ? — Chateaubriand (1768-1848)
Étymologie : Provenç. ancessor ; espagn. antecesor ; ital. antecessore ; de ante, avant (voy. AINS), et cedere, marcher (voy. CÉDER). Le vieux français a ancestre et ancessor : ancestre répond au nominatif antecéssor, avec l'accent sur ces ; ancessor répond au régime antecessórem, avec l'accent sur so. On trouve des exemples où l'emploi de ces deux formes est régulier, la première pour le sujet, la seconde pour le régime ; mais, de bonne heure, elles furent confondues, comme prestre et provoire. C'est pour cela que dans le français moderne, la forme sujet ancêtre a prévalu contre l'habitude qui a fait géné
Historique : XIe s. Granz [il] est et forz, trait à ces anceisurs XIIe s. Prenez Sissons la grant cité de pris ; Moie doit estre, nos ancestres la tint Ce tesmoignent li ancissour Qui de l'histoire aux Saisnes veut ouïr par raison, Des ancessors ariere doit mouvoir la chanson Ço que à saint iglise unt si ancesur duné, En parmenable almosne li unt tut graanté Si l'esracera de ceste bone terre qui à lur ancestres dunad Por remembrer des ancessours Li fez e li diz e li mours, Deit l'en li livres e li gestes E li estoires lire as festes XIIIe s. Pour ce que si ancestre l'eurent tenu ainçois [auparavant] Se il …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée ANCÊTRES.