amortissement

amortissement

nom, masculin, /amɔʁtisəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Action d'amortir, d'affaiblir. L'amortissement du coup. L'amortissement des haines.

  2. Faculté donnée autrefois aux mainmortables de devenir propriétaires.

  3. Rachat d'une rente, d'une pension, d'une redevance, etc. Amortissement de la dette publique. Caisse d'amortissement, caisse établie pour l'extinction graduelle de la dette publique. Fonds d'amortissement, fonds destinés à l'amortissement d'une rente.

    Cette confiscation était une espèce de droit d'amortissement pour le prince des taxes qu'il levait sur les Juifs — Montesquieu (1689-1755)

  4. En termes d'architecture, ce qui termine, ce qui finit le comble d'un bâtiment.

  5. Amortissements, les cavets renversés qui couvrent des corniches, des croisées et des portes extérieures, pour les garantir de la pluie.

  6. En termes de marine, état d'un bâtiment qui est amorti.

Étymologie : Amortir ; provenç. amortissament, amortesimen ; espagn. amortecimiento.

Historique : XVe s. Lesquelz il renta moult richement par amortissement perpetuel XVIe s. L'amortissement [droit pour ce qui passe en mainmorte] de ce qui est tenu immediatement du roi s'estime à la valeur du tiers de la chose Peu de temps après ils apperceurent bien que ce partage n'estoit point amortissement d'inimitié, ains plus tost commencement de querelles et de dissensions entre eulx

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Action d’amortir. L’amortissement des haines, l’amortissement des passions. Faire l’amortissement d’une rente, d’une pension. L’amortissement de la dette publique.

  2. Fonds d’amortissement, Somme destinée à l’extinction d’une rente ou d’un capital employé.

  3. Caisse d’amortissement, Caisse établie pour l’amortissement graduel de la dette publique.

  4. AMORTISSEMENT s’est dit aussi en parlant d’un domaine, d’une terre, d’un héritage qui tombait en mainmorte, et il signifiait Faculté donnée par le roi pour faire que des gens de mainmorte pussent devenir propriétaires, à charge de ne pouvoir vendre le fonds amorti. Ces religieux ont payé tant pour l’amortissement de telle terre. Ils ont payé les droits d’amortissement.

  5. En termes d’Architecture, il signifie Ce qui termine et surmonte le comble d’un bâtiment. On a mis pour amortissement à ce pavillon un vase de fleurs. Mettre des figures, des vases, des trophées au-dessus d’une corniche pour servir d’amortissement. Mettre un vase, mettre une figure en amortissement.

  6. Il désigne par extension Tout ornement qui termine des ouvrages d’architecture. Il se dit aussi d’un Cavet renversé qui couvre les corniches des croisées et des portes extérieures, pour les garantir de la pluie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • amortissements — pluriel — /amɔʁtisəmɑ̃/
  • amortissement — singulier — /amɔʁtisəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée amortissement#3806.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.